Réseau Régional des Centres d'Information sur les Droits des Femmes de Poitou-Charentes

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Violences conjugales

En France, une femme sur dix subit des actes graves de violence conjugale masculine.

Retour en haut de la page  La violence conjugale

Selon un recensement établi au niveau national*, une femme meurt tous les quatre jours des suites de violences au sein de son couple. Un homme décède tous les seize jours suite aux mêmes circonstances.
* sources : gendarmerie et police

Ces chiffres terrifiants mettent en évidence un problème inadmissible dans une société dite « évoluée ».

« VIOLENCES CONJUGALES EN CHARENTE - Le guide Pratique »

« VIOLENCES CONJUGALES EN CHARENTE - Qui peut vous aider en Charente limousine ? »

Ni naturelle, ni inévitable, la violence qui trouve sa place dans le cadre du huis clos conjugal se déroule selon un cycle de quatre phases :
- l’escalade. Parti d’un prétexte souvent mineur, le conflit dégénère rapidement s’appuyant sur des tensions et divergences installées.
- l’explosion. Cette phase peut se manifester sous diverses formes : verbale, psychologique, physique, sexuelle.
- le transfert de responsabilités. L’auteur des violences (mais aussi, de manière plus sournoise, sa victime), se réfugie derrière le déni, la déresponsabilisation.
- enfin, la « lune de miel ». La violence est retombée, du moins s’agit-il d’une rémission, d’une sorte de « sursis amoureux ».

Les mécanismes de déclenchement de ces violences reposent essentiellement sur une volonté de contrôle et de domination d’un partenaire sur l’autre. Quant aux conséquences psychologiques de ces actes (honte, culpabilisation, sentiment de dévalorisation, manque de confiance en soi, peur de représailles …), elles contribuent à déstabiliser les victimes, à leur donner une très forte impression d’isolement.

C’est pourquoi, toutes les initiatives visant à rompre cette sensation en donnant à ces victimes la possibilité de s’exprimer et d’échanger (groupes de paroles), de s’informer sur leurs droits, par exemple, doivent être encouragées.

Violences physiques, verbales, sexuelles,
psychologiques, économiques…
Une réalité.
Contribuons à ce qu’elles ne soient plus considérées
comme une fatalité !

Que faire si l’on est victime de violence conjugale ? Toute personne victime de violence conjugale a le droit de quitter le domicile.
Des poursuites contre l’auteur des violences peuvent être engagées sans qu’il soit nécessaire de porter plainte. Etablie par la gendarmerie ou le commissariat, une main courante suffit.
C’est le Procureur de la République qui décide de l’opportunité des poursuites.
Un certificat médical de constatation des coups et/ou blessures constitue un élément de preuve essentiel.

Que dit la législation française ?
Depuis 1994, le Code Pénal reconnaît la particularité des violences au sein du couple et aggrave la répression en cas de viol.
La loi du 26 mai 2004 relative au divorce protége le conjoint victime de violences ; celle du 4 avril 2006 renforce la prévention et la répression des violences conjugales.
Dans le cadre d’une procédure de divorce, la jouissance du logement est attribué à celui des deux époux qui n’est pas l’auteur des violences.

En savoir plus : Ministère délégué à la cohésion sociale et à la parité

Retour en haut de la page  Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF) réalisée en 2000 auprès d’un échantillon représentatif de 6970 femmes âgées de 20 à 59 ans, vivant en métropole.

L’objet de l’étude

Il consistait à cerner l’ampleur et la fréquence de toutes les formes de violences envers les femmes (psychologiques, verbales, physiques et sexuelles) et ce, quel que soit l’auteur et quelles que soient les sphères de la vie au cours des 12 mois précédant l’étude.
Pour les violences sexuelles, la période de référence concerne le cours de la vie de la victime.

Méthodologie

Entretiens téléphoniques à partir d’un questionnaire composé presque exclusivement de questions fermées. L’enquête portait sur les femmes vivant hors institution et ayant eu une relation de couple au cours des 12 derniers mois.

QUELQUES ELEMENTS DE RESULTAT (publication en 2001)

Dans les trois sphères (espace public, travail, couple), quel que soit le type de violence, les femmes les plus jeunes, entre 20 et 24 ans, ont déclaré en avoir subi plus que leurs aînées. C’est dans le cadre du huis clos conjugal que s’exercent le plus de violences physiques.

Les violences conjugales

La violence conjugale s’exerce au sein d’une relation de couple avec ou sans cohabitation.
9% des femmes vivant en couple au moment de l’enquête ont été en situation de violences conjugales (harcèlement psychologique, insultes répétées, violences physiques et/ou violences sexuelles) au cours des 12 derniers mois.
Les femmes les plus jeunes sont deux fois plus touchées que leurs aînées et la violence conjugale atteint tous les milieux :
- L’instabilité professionnelle masculine a un impact encore plus grand sur la violence conjugale.
- L’alcoolisme du conjoint (attesté par 2% des enquêtées) multiplie par 5 les situations de violences et par 10 les situations de graves violences. Par contre on doit également retenir que 70% des agressions de conjoints se sont produites alors qu’aucun des partenaires n’avait bu d’alcool.

Le chômage, la précarité et l’alcool sont des facteurs aggravants mais ne sont pas les causes des violences conjugales.

Plus d’1/4 (26%) des femmes ayant subi « un cumul de difficultés durant l’enfance » (privations matérielles - mesures d’assistance éducative - placements - conflits entre et/ou avec les parents - sévices ou coups répétés - problème d’alcoolisme, de drogue) sont victimes de violences conjugales. Les femmes victimes de violences sexuelles avant 18 ans sont 3 fois plus que les autres en situation de violences conjugales.

Violences dans l’espace public

Dans les lieux publics une femme sur cinq (19%) déclare avoir subi une violence au cours des 12 derniers mois.
L’agression verbale est la plus répandue (13,3%) - Plus de 5% des femmes ont été suivies dans la rue - 1,7% ont subi des agressions physiques (vol avec violence, coups, brutalités physiques, tentatives de meurtre).

Violences au travail

16,7% des femmes sont concernées par des pressions psychologiques (horaires imposés, critiques injustes, tâches imposées, mise à l’écart) - 3,9% des femmes subissent du « harcèlement moral ».
Les agressions verbales incluant injures et menaces concernent 8,5% des femmes. Environ 2% des femmes ont subi des avances et des agressions sexuelles.

Les agressions sexuelles

Les agressions sexuelles (attouchements forcés, tentatives de rapports forcés et rapports forcés) au cours de la vie concernent plus d’une femme sur 10 et sont surtout commises sur des femmes jeunes.

1,2% des femmes interrogées déclarent avoir subi au moins une fois au cours des 12 derniers mois une agression sexuelle. Les viols affectent 0,3% des femmes interrogées.

Prés du ¼ des femmes qui ont subi des agressions sexuelles ont été forcées par leur conjoint ou leur ex conjoint.

L’importance du non dit

L’enquête met en lumière cette importance du non-dit. Quelles que soient les conditions sociales et économiques, le niveau d’instruction, la culture et la religion, les femmes concernées n’osent pas parler.

2/3 des sondées qui ont parlé des violences sexuelles au sein du couple l’ont fait pour la première fois lors de l’enquête. Suite à des agressions sexuelles, quel que soit le cadre où elles ont été perpétrées, les démarches de dénonciations sont exceptionnelles (moins de 5 %).

C’est en premier lieu auprès des personnels médicaux que les femmes parlent des violences qui leurs sont faites et tout particulièrement en matière de violences conjugales.

Les résultats de l’enquête sont disponibles sur le site : http://www.femmes-egalite.gouv.fr

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